La Croisière s'amuse!!! voile

Le 5 septembre ‘98 

    Il fait beau. Départ du club de voile de Senneville vers 13h00, programme des activités, fanion et bouteille de vin en mains. Ces belles voguent vers le rendez-vous prévu pour 16h00, à la baie Parsons. Le temps est clair, c’est doux, tout y est. À notre arrivée, le vent est presque tombé, l’accueil est chaleureux.

            On apprécie les beaux ballons multicolores gorgés d’eau! Nous passons plusieurs heures épaule contre épaule le temps de goûter au nectar " plus ultra " de bienvenue, de recevoir le kit du pirate ‘98, thème embrassé par Thalassa pour cette longue et belle fin de semaine qui s'annonce. Des odeurs d’épices chatouillent l’odorat. Pendant un certain temps, c’est presque le calme complet, ça bouffe... le tout est bien arrosé. Rose de Borée est enfin arrivée, Son capitaine s’est ramassé à quelques kilomètres en amont du rendez-vous... pourtant il a suivi les instructions de son grand frère...

Voila, son capitaine fait de l’acrobatie jusqu’au haut du mât du yacht PierFran avec un crâne de "chez pas qui "pour le suspendre au vu et au su de tous, s’agit-il d’une menace...?

        La noirceur tombe. Obsession pointe à l’horizon, il est tard... c’est normal... Bonne nuit... !!!!  Tous les bateaux s’éloignent. La flotte s’endort. La nuit est mouvementée pour 1er Temps, avec les vents qu’on connaît, les aventuriers décident de passer le reste de la nuit à quai à OKA idée d’être prêts pour le petit déjeuner. C’tune blague!

 

Le 6 septembre ‘98

    Merci! aux corsaires qui nous transportent jusqu’au repaire... Comme l’an passé, la patience que l’on connaît chez nos navigateurs est quand même exemplaire. Une " waitress " pour trente personnes semble être la règle pour le brunch du dimanche! Comme la veille, il faut réduire les voiles, le vent s’annonce fort et dans la passe, d’Oka, Hudson et Pointe-aux-Anglais, la prudence est de mise. À tour de rôle, les bateaux partent et selon les courants d’air tant bien que mal, arrivent dans la baie de Saint-Placide. La traversée de la baie se fait d’un seul trait. On peut la qualifier de sportive: vitesse de pointe de plus de 6 kn sans arrêt ou presque. Encore une fois, la température est douce, le soleil est au rendez-vous, on peut s’ancrer sans difficulté face à la plage de l’île Carillon sur un fond sablonneux et enherbé. Tide the Knot est notre expert en la matière, trois ancres valent mieux qu’une, le temps ça ne compte pas, ses occupants risquent de passer sous la table... Avez-vous vu le g r o s bobo du capitaine d’Obsession ?

Rose de Borée amène sur l’île tous les flibustiers. C’est historique, le rhum coule à flot... des pirates ça se respectent. Chacun mange le produit de sa chasse, le tout est bien arrosé. En soirée, accompagné de sa guitare, le skipper de Thalassa joue des airs très connus. Celui ou celle qui identifie le titre de la mélodie se garantit une part du trésor.

Le 7 septembre ‘98

Après une bonne nuit de repos, un petit déjeuner copieux s’impose, eh bien! c’est ce qui se passe: des oeufs, du jambon, du bacon, des " toasts " le tout arrosé d’un bon café et je vous le dis ce n’est pas le personnel qui manque. On a même le temps de jouer aux fers. La belle température est toujours là. Ensoleillé, très peu de vent...c’est maintenant le temps de penser à retourner à notre port d’attache et comme on dit: " toute bonne chose a une fin ". Rose de Borée est pleine à craquer, avec tout le nécessaire à la réussite d’un tel événement, mais elle a soif la pauvre. Un manque évident de carburant oblige Feeling à la touer de l’Ile Carillon jusqu’à l’Anse à Vaudreuil.

            L’armada est maintenant en route, la traversée de la baie de Saint-Placide se fait lentement mais sûrement. Vent dominant de l’ouest. Le spi de Go for it en toute splendeur réussit à prendre les devants sur une bonne partie de la flotte ...et s’enorgueillit. À partir de la Pointe-Aux-Anglais le vent et le ciel annoncent un changement. Thalassa l’a bien senti et baisse ses voiles pour continuer à moteur jusqu’à plusieurs centaines de mètres en aval de la traverse d’Oka. Go for it, en passant devant la Pointe Parsons, atteint maintenant des vitesses de pointe jusqu’à cinq noeuds et demi, mais c’est irrégulier même que ça devient incontrôlable devant la Marina d’Oka. Plus ça va, plus on se rapproche des traversiers, le spi se promène avec violence de bâbord à tribord, le bateau s’agite, on réussit de justesse à le maintenir vent arrière et en quelques secondes, à partir le moteur, à libérer les écoutes, à baisser la tête du spi qui sans tarder s’allonge en avant du bateau. Cette magnifique voile qui bat de tous côtés, qui glisse sur l’eau, qui s’élève, qui s’abaisse est enfin ramenée non sans difficulté sur le pont avant dans son sac. Au même instant, un coup de barre bâbord ramène le voilier face au vent. On évite ainsi de se laisser entraîner par le vent. Ouf!!! on l’a échappé belle..., on est en sécurité! Une fois remis de nos émotions nous rentrons TOUT FOC DEHORS ce qui nous permet d’admirer les nombreux vaisseaux de brigands qui prennent les devants vers la capitainerie.

Un délicieux souper préparé par les pirates italiens nous attend à notre arrivée à destination.  Bien sûr, les conversations portent sur ce qui s’est passé dans le corridor d’Oka. Un génois qui ne l’a pas pris s’est déchaîné et s’est enroulé..., la grand-voile a tout fait pour que personne ait le goût de l’abaisser... parlez-en à Voila, témoin de l’événement! Que dire du spi qui s’est déchiré en deux...! du petit voilier qui a coulé... PierFran a tous les détails.

Ce fut, je crois, une fin de semaine des plus inoubliables pour nous tous.

Saluts et bravos aux organisateurs et à l’an prochain.

Go for it II

Croisière 2000  -  Croisière 1999

 

     

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