LES ANNÉES 2005-2009

Les dessous de la nouvelle galerie semblaient bien nus et pour cacher les accumulations de matériel entreposé, c'est en 2006, sur l'initiative du Commodore Peter McDougall, que nous avons installé des treillis de bois aussitôt peint en blanc, ce qui a donné fière allure à notre déjà imposante capitainerie.

En 2007, Peter McDougall est mandaté de faire installer une grille électrique à l'entrés du club pour rendre nos terrains et notre port plus sécuritaire.

C'est aussi Peter qui a eut l'idée, en 2008 de faire confectionner un abri de toile supporté par la potence afin que la terrasse puisse servir à nos activités de groupe malgré la pluie.

C'est en 2009 qu'une pompe à vidange électrique a été installée en remplacement de la pompe manuelle. Cette innovation était une conception de Martin Michaud qui en a assuré l'intallation avec l'aide de Régis Santerre et l'appui de Guy La Rochelle. C'est aussi en 2009 que le systême électrique de la Capitainerie a été complêtement refait, sous la gouverne de Peter McDougall, en même temps que l'électrification de la jetée attenante.

LES ANNÉES 2000-2004

En 2001, les finances du club permettent des améliorations au quai à passerelles principale qui demandait des réparations constantes et il fut entendu de fabriquer des quais en acier supportés par des barils de plastique. L'équipe de Sylvain Dumais, de Gerry Hickey et de Clément Monet assistée de Norm St.-Aubin établissent des plans de quais qui doivent diminuer le nombre de bateaux desservis, mais, qui par contre augmenteront l'espace entre les bateaux existants en prévision de la tendance aux plus gros voiliers. Les plans sont confiés à un atelier de Vaudreuil qui les réalise à temps pour les journées printanières suivantes. Le tout est assemblé dans un grand branle-bas bien organisé et mis à l'eau avec succès. Les résultats sont probants et une deuxième phase remplace le plus petit quai à passerelles l'année suivante.

Pendant les années 2000 et 2001 plusieurs charges de camions de gravier sont épandues tant sur l'aire de stationnement que sur les sentiers de jetée, grâce aux bons soins de Peter McDougall.

Depuis la mise au rencart de notre derrick flottant, nous avons dû nous fier à de l'aide externe pour le maniement des ancres de quai et de bouée. Peter McDougall et Clément Monet décident donc, en 2003, de construire un ponton muni d'un moufle à chaîne en son centre. C'est l'équipe traditionnelle de Gery Hickey qui le réalise et le met à l'eau et c'est Sylvain Dumais qui nous fournit le mouffle.

C'est aussi en 2003 que Pierre Larichelière, ingénieur en toitures, s'offre pour trouver une solution à la réfection de notre toiture, tout à fait spéciale, qui coule par endroit. Ses plans sont acceptés et il entreprend les travaux. À cause de son départ d'un an en Jamaïque, nous confions sa relève à Bernard Lugagne qui suivra son plan pendant les deux année à venir pour réaliser une réfection hors-pair.

Fort de l'expérience des quais d'acier, le Maître de Port Peter McDougall et Jacques Crevier conçoivent, en 2004, trois quais riverains de même nature qu'ils mettent à l'épreuve dans la section de la jetée de halage. C'est encore un succès qui pourra servir éventuellement au remplacement de tous les quais riverains.

LES ANNÉES 1983-1999

Fiers des actions de nos prédécesseurs, nous n'avons pas manqué de grands réalisateurs par la suite afin de faire prospérer l'héritage qui nous avais été légué. C'est ainsi qu'alors que notre port subissait l'apport de bateaux de plus en plus grands, on s'est aperçu en 1987, lors d'une baisse de niveau inégalée depuis la création du Club, qu'il nous était impossible de déplacer la plupart des bateaux dans le port. En effet, les quillards étaient enfoncé dans la vase et ne pouvaient faire de sortie depuis un bon bout de temps. L'hiver approchant et la sortie de l'eau inévitable, il fallait trouver une solution dans les plus brefs délais.

Le comité exécutif d'alors décida de nommer Jacques Crevier, Bob Forest et Pierre Belec en charge d'une réalisation d'urgence. Ils décidèrent donc de boucher les deux entrées d'eau avec de la terre et de la rocaille afin de pomper suffisamment d'eau dans le port bouché pour assurer la mobilité des bateaux jusqu'au quai des manoeuvres. Ce fut une sortie de l'eau assez étrange mais qui réussit très bien, dans un port au niveau plus élevé que celui du lac.

Aussitôt les bateaux sortis, d'autres décisions restaient à être prises. Tant qu'à avoir un port trop peu profond et bouché en plus, la décision de le creuser vint aisément. Il s'agissait de re-pomper l'eau vers l'extérieur, d'obtenir les permis nécessaires et d'engager la machinerie nécessaire à l'excavation. C'est Norm St,-Aubin, un ami de longue date et un débrouillard, qui fut mandaté comme Maître d'oeuvre pour ce travail. Et c'est pendant l'automne, probablement le plus froid de la décennie, que des tonnes et des tonnes de terre, de vase et d'énormes pierres ont été déposés sur notre terrain pour assèchement et déplacement ultérieur car jugéees malsaines par les ministères. On en profite pour construire une nouvelle rampe de lancement et pour renforcer le mur de la jetée. Le port nous assurant une nouvelle profondeur de 6 pieds, il restait seulement à re-pomper l'eau dans le port et à démolir les batardeaux des entrées. Ce qui fut réalisé juste avant la prise de la glace. Le tout fut comptabilisé grâce à une augmentation de la part sociale de tous les membres qui acceptèrent de bonne grâce et par la vente d'un petit lot adjacent à notre propriété.

En 1994, la régate étant devenue plus populaire et notre bateau devenu désuet, Pierre Vézina se met à la recherche d'un bateau pour en gérer les départs. C'est Claude Auger qui négocie à bon prix l'achat d'un bateau de départ dont le HYC voulait se débarrasser et qu'on nomma Rose de Borée après un concours entre les membres gagné par Normand Prévost.

Les membres se plaignant de l'étroitesse de notre galerie pour les réunions après-voile et vu son état délabré par l'usure du temps, il fut décidé, en 1995, de construire une terrasse beaucoup plus large pour accommoder plus de membres et y installer des tables qu'on pourraient utiliser au lieu des meubles de jardin employés jusqu'alors. Le projet planifié par Pierre Vézina, Tony Petraccone et Jacques Dauphin fut confié à Claude Lauzon, membre et menuisier de métier, avec l'assistance de volontaires comme Jean Martin, André Guérin, Clément Monet et plusieurs autres. Claude avait réalisé la réparation des poutres maîtresses de la capitainerie avec tant de brio, lors des corvées de 1994, que toute notre confiance lui était dévolue.

En 1996, les Statuts et Règlements furent modernisés et adaptés aux exigences de notre époque par Gaetan Lalumière, Pierre Vézina, Clément Monet et Huguette Le Blanc qui, après de nombreuses rencontres et modifications afin d'inclure toutes les possibilités de protection et de bonne marche du Club, ont réussi un petit chef d'oeuvre toujours en vigueur.

L'année du verglas de 1998, tristement célèbre, a apporté son lot de dommages à notre boisé et d'intenses travaux de coupe d'arbre et d'émondage furent entrepris sous la gérance de Tony Petraccone et de Jacques Crevier et l'apport de tous les membres.

Depuis que le port a été creusé à une profondeur acceptable, c'est le chenal compliqué et qui se faufile entre les cailloux qui rend la navigation hasardeuse. Il fut décidé en 1999, après avoir réussi à obtenir les permis exigés de creuser, droit devant l'entrée, un nouveau chenal rejoignant directement les profondeurs requises. C'est André Pitre qui en fut le Maître d'oeuvre assisté de André Lauzon, André Guérin, Clément Monet et de plusieurs bénévoles. Le projet consistait à creuser un chenal de trente pieds de largeur par six pieds de profondeur et à déposer la matière retranchée sur la pointe près du pont. Mais le mauvais temps, les délais disponibles et quelques avaries ont réduit les résultats à quelques vingt pieds de largeur et plus ou moins cinq pieds de profondeur. Une réalisation quand même acceptable et surtout une grande amélioration.

L'année 1999 voit la naissance de notre site internet, conçu et construit par Guy La Rochelle. Ceci met notre Club au diapason de la modernité en assurant une meilleure communication entre la direction et les membres et en fournissant une image de qualité envers le public.

Les premiers 25 ans        

(extrait de l’historique 1957-1982 par Guy La Rochelle)

Acquisition et aménagement de la propriété

Le commodore Bart Morgan nous raconte en 1959 que c’est grâce à l’enthousiasme d’Arthur et Penny Tree qu’il nous est permis de penser à la fondation d’un club nautique à l’intérieur des murs de Senneville. Anciens régatiers en Europe dans les années 1938 et organisateurs de régates, notre ville ne laisse pas les Tree indifférents et, à plusieurs reprises en 1954, ils parcourent le secteur avec Mimi et Bart Morgan à la recherche d’un site idéal pour abriter une flotte de petits dériveurs. En 1957, rue Pacifique, un bon nombre de citoyens de Senneville se rassemblent chez Sandy Stewart et décident d’appuyer un tel projet.

On acquiert donc le terrain actuel pour un dollar, grâce à Bart Morgan, son grand-père James Morgan propriétaire du terrain, et de ses successeurs, mais seulement à la condition que les plaisanciers fondent et administrent un club nautique. Les formalités respectées, l’aménagement du terrain et du bassin prend forme afin de permettre l’accès aux petits dériveurs dès que possible.

La première et la plus grande flotte du club (dériveurs "GRADUATE").

Comme la plupart des membres fondateurs n’ont pas d’embarcations, d’un commun accord, ils décident de passer une commande de seize dériveurs en contre-plaqué d’acajou à l’Australien Bob Harris du chantier de bateaux situé à Lachine. Malgré quelques modifications lors de la construction, les GRADUATE de près de treize pieds demeurent très performants et nous ouvrent les portes des régates.

La compétition voit le jour

Dès lors, plusieurs compétitions s’engagent dans la Baie de Vaudreuil surtout que notre public (les membres et leur famille) les observe avec grand intérêt directement du club. Pendant quatre ans, le GRADUATE connaît ses lettres de noblesse pour faire place en 1963 au FLYING Junior de Tom Donald, gagnant du trophée "Taylor-Bayley" lequel avait été gagné en 1959 et 1960 par Sandy et Rory Stewart. L’ère des bateaux plus grands est lancée, on compte quatre FLIBUSTIER de seize pieds de longueur de construction française. Bill Dawson remporte le trophée "Victor-Birks" en 1962 avec ce type de bateau contre Arthur Tree sur le lac des Deux-Montagnes. Des MARAUDEUR, des SHARK puis des TANSER 22 apparaissent dans le décor, c’est urgent, un abri s’impose et...

La construction du port        

...eh oui! il n’en fallait pas plus, les quillards font leur apparition... À la fin de la saison de 1964, le niveau d’eau étant très bas, l’exécutif organise une assemblée générale spéciale, le commodore Stewart Swan à sa tête accepte avec tous les membres du club le projet du réaménagement du port tout en intégrant les hauts-fonds naturels du site. Bill Dawson qui eut l’idée engage deux gros bouteurs et supervise les travaux de creusage du bassin. Cinq jours plus tard soit le 17 octobre à 6h00, tous les travaux sont complétés incluant la rampe bétonnée, on crée une brèche dans la jetée, au plaisir et aux applaudissements de la foule, le port reprend lentement son identité. Le printemps suivant, une pelle à câbles dégage l’entrée du port, puis pour quelques milliers de dollars et une subvention du gouvernement des Travaux publics du Canada, on réussit à draguer le fond de l’entrée jusqu’au chenal existant.

Construction de la Capitainerie        

On doit une fière chandelle à Bill Dawson. Il s’occupe des démarches à faire auprès des membres pour l’acceptation du projet, d’autres s’organisent pour trouver des matériaux pour les diverses étapes de la construction, un vrai travail d’équipe. L’idée de la structure que nous connaissons nous vient du célèbre architecte Victor Prus, un résident de Senneville. Eddie Smalhorn, maire de Senneville, inaugure le pavillon en 1961.

La brèche        

Afin de respecter la réglementation provinciale, Russ Park alors en charge des bâtiments et terrains se creuse les méninges, même pendant ses vacances, pour trouver une solution sécuritaire afin de relier la nouvelle jetée à la terre ferme. On a bien essayé un pont flottant, mais à moins d’être draveur ou plongeur les risques sont toujours présents! Comment faire? une petite caisse presqu’à sec et même avec les meilleures idées mises de l’avant, impossible de les réaliser. En passant devant la Dominion Bridge, Russ rencontre Bob Reid, ingénieur, qui est gérant général . Il lui raconte notre petite histoire. Cet ami de longue date de Winnipeg , très sympathique à notre cause, intervient auprès d’un dénommé RossChamberlain, ingénieur, amant de la nature et des bateaux.

Après analyse, réflexion et recherches, Ross déniche deux poutrelles d’acier de 72 pieds de longueur dans la cour de sa compagnie (poutrelles enlevées du pont Victoria lors du réaménagement de la voie maritime en 1959). Plus encore, la Dominion Bridge transporte tout ce beau matériel directement sur les lieux. On peut les voir assises sur des dormants de chemin fer bien ancrés de chaque côté de la rive. Entre-temps, Ingo Pasold voulant aider la cause et enthousiasmé par le projet, fait un don substantiel de 500$ au club à la grande joie des membres. Le traitement au créosote des planches est effectué par la compagnie Domtar de Valleyfield, grâce à Borden Marshall. Jacques Daoust assure le transport aller-retour. Merci à tous ceux qui de près ou de loin ont collaboré à cette réalisation et particulièrement à Russell Park. Mission accomplie!

Faits des fondateurs        

Une prévision sur dix ans

En 1969, Russell Park forme un comité de trois membres qui a comme mandat de réviser les règlements du Club de voile Senneville. Tom Donald, Bob Legge et Kock Hove poussent l’initiative jusqu’à faire une projection sur l’augmentation du nombre de membres, des revenus et des dépenses. La prévision pour les nouveaux membres est juste et appréciée, quant au budget, l’inflation de la fin des années 1970 n’est évidemment pas prévue.

L’esprit de collaboration

C’est vrai, en résumé ce club n’existerait pas si ce n’était de toute la collaboration et des efforts de chacun. Toute cette passion, cet amour de la nature, du grand air, cette envie de vivre (un peu comme nos ancêtres) sans égard aux différences réunies ont permis de créer un havre de paix. Bravo à tous! Il est aussi difficile de passer sous silence d’autres personnages qui ont marqué notre environnement:

qu’on pense à Étienne Dubreuil et Richard Walker, auteurs de la charte des 25 premières années.

- à Gordon Campbell, instigateur de certaines infrastructures du port, tel qu’un treuil manuel servant à sortir les bateaux par la rampe bétonnée, un premier ponton pour les quillards et son hangar vert qu’on utilise encore aujourd’hui.

- à Ewan Orr, membre très actif, initie les membres aux manoeuvres des dériveurs et à leurs secrets. La compagnie Drummond McCall inc. de Lachine, où il est employé, nous construit deux pontons en aluminium toujours opérationnels. En 1962, le premier comité des dames est fondé suite à une fête donnée en l’honneur de Ann et Ewan.

- à Bob Legge, aviseur légal honoraire pour le club depuis plusieurs années, qui embrasse toute les causes légales.

- à Sara Swan, première organisatrice du comité des dames, et toutes celles qui y adhèrent ajoutent non seulement des bras pour le club mais aussi toute la créativité, l’imagination et l’effort à ce que règne auprès des membres une ambiance fort chaleureuse.

- à Anneke Prat, qui dans les dix premières années, s’occupe de l’aménagement floral autour de notre pavillon .

- à Marcel Corthésy pour la fabrication des chaises de jardin.

- à Jacques Leblanc dans les années 1980-1981, pour son travail incessant à la régie des bâtiments et terrains.

- à Doug Ball pour ses deux années comme commodore et à ses efforts, son enthousiasme et tout le succès remporté pour la mise en oeuvre des régates.

- à Ingo Pasold pour son implication., il convainc l’entrepreneur du chantier de construction de l’hôpital des Vétérans de transporter du matériel rocheux sur notre site pour combler les dépressions ce qui améliore grandement les bases de notre stationnement. Il voit à la réfection des différents ouvrages et structures du port et avec Chuck Mathieu un excellent travail est accompli au maintien des bateaux de service du club.

Comme vous le constatez, il s’agit ici d’un bref aperçu du talent des gens de chez-nous, un sens de l’entraide sans compter, tant des autorités, des membres et non-membres, des entrepreneurs, des entreprises, des efforts de tous les instants à la réalisation d’un tel projet. Merci à tous et que les prochains vingt-cinq ans vous animent.

FIN