Saison 2000 Season

Commentaires de Cléments sur La Vendée-Globe Deux-Montagnes

J29

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La dernière régate du samedi le 07 octobre 2000

par Clément Monet

Laissez-moi vous dire que cette dernière course impromptue de samedi, le 7 septembre a été, du moins dans mon optique, la plus merveilleuse des régates de toute l’année.

 Pas à cause du vent.  Il était rare et très erratique.  Pas pour le grand nombre de voiliers participants, nous n’étions que sept.  Pas pour le haut calibre des courseurs, mais à cause de la composition des équipages.

 C’est beau de voir des gens vouloir performer le mieux possible, mais ce qui était encore plus touchant, c’était de voir ces gens vouloir transmettre à d’autres le goût de la régate.  Tous, sans exception, y ont donné un super coup de pouce.

 Valhalla avait à son bord Claude Barron, notre officiel de course, comme barreur, et Mark, de ses directives lui démontrait les subtilités de la géométrie et du spinnaker, pour l’intéresser à régater l’an prochain.  Voìlà, assisté de sa compagne, voltigeait de risée en risée, lui ofrant la conquête de la plus haute performance, tandis que Placebo avait à son bord, André Guérin, un autre officiel des départs.  L’équipe Go For It, l’équipe mari-femme, qui sait bien brasser voile avec compromis depuis le début de la saison et la nouvelle équipe de couple de Boulinard, Frédéric et Isabelle, qui semble avoir bien brasser, eux aussi.

 Je garde le plus touchant pour la fin.  Les pères qui initient leurs très jeunes enfants au plaisir de la régate.  Impétueux, qui course habituellement en solo, avait à son bord le plus merveilleux petit barreur, son fils Jonathan de onze ans.  Il s’en souviendront longtemps, j’en suis sûr.  Et que dire de  Heavy Water, qui, lui aussi, avait un superbe petit barreur, sa fille Sidney, de pas plus de six ans, qui maniait la barre comme pas une,  pendant que papa hissait le spi à chacune des étapes, et qui a même  passé la ligne de la fin toute seule pendant  le hâlage des voiles.  Elle s’en souviendra certainement tout le temps.

 Et moi aussi!


Rapport final de la régate MATCH-RACING en J29 au Club Voile Laurentides

par Clément Monet

     Vous avez peut-être pris connaissance du travail gigantesque réalisé par l’équipe qui représentait le Club de Voile Senneville à cet important événement annuel.  Le rapport de la première journée de Match, reflétant l’enthousiasme de l’équipe, vous a été transmis par courriel et a été affiché sur le site du club, et depuis... rien. 

    N’allez pas croire que l’enthousiasme n’y était plus!  Bien au contraire.  Comment voulez-vous perdre la passion lorsque de si nombreux supporteurs du club sont venus nous témoigner leur confiance? 

    Peut-être par modestie, peut-être par paresse intellectuelle, aucune mention n’a été faite des résultats de la dernière journée, où nous avions réussi à passer en semi-finale.  Eh bien!

Les ti-gars de Senneville ont gagné le bronze...

    L’équipe se prépare déjà à la prochaine représentation et recherchera, tout au long de l’année qui vient, à former la nouvelle relève d’après les performances, le travail d’équipe, la forme physique, l’assiduité et autres critères essentiels, que démontreront les membres-régatiers.  La lecture d’articles spécialisés sur les tactiques est un autre critère recherché. 

 L’an prochain, on pourra, peut-être voir les pros de Senneville sur la seconde marche du Podium, et les ti-gars en seront fiers.

L’équipe Match-Racing 2000-10-05

  • Carol Aubut             Tacticien-barreur
  • Mark Seaman          Ajustement de foc et Spi
  • Sylvain Fortin           Bras de foc et Spi
  • Joël Hachey                Piano, contrôle de drisses
  • Clément Monet            Grande Voile
  • Nicolas                       Maître-pont

Témoignage

Salut Clément,

Félicitations aux "ti-gars". Je suis passé en bateau vers 1:30 PM et encore vers 2:15 PM et j'ai pu constaté que ça trimait dur sur les bateaux. Vers 2:00, les bourrasques montait jusqu'à 24 noeuds et le vent shiftait facilement de 30 degrés !
Je ne puis y être aujourd'hui car je dois me rendre à Philadelphie.  Je suis avec vous de tout coeur cependant et j'espère que tout va bien se dérouler pour vous. Je sais comment Carol et toi êtes compétitifs et connaissant votre habilité ainsi que celle des autres équipiers à bord, je suis confiant que vous aller faire l'impossible et que les gagnants, quels qu'ils soient, n'auront pas volé leur victoire.

Salutations amicales à tous.

Claude Auger,CNDM 


Merde les gars, nous sommes tous avec vous.

Nous serons là dimanche le 1er octobre dès 9:00...

Club de Voile Laurentides,  le samedi 30 septembre, 2000, à  22hrs00
 / Clément Monet

Il était une fois des ti-gars de Senneville qui avaient reçu une invitation à se mesurer contre de super clubs de course et leurs meilleurs régatiers.  Pas sur leur propres voiliers, ça aurait été trop facile, mais sur des J29, prêtés par le Club de Voile Laurentides, en un affrontement Match Racing.  La coupe America grandeur lac, quoi!.

 Les ti-gars ont pris ça à coeur, après tout c’était l’honneur des couleurs de leur club.  Les pratiques ont commencé quatre semaines avant le jour fatal.   D’abord sur le J24 de Carol, Sylvain et Mark ont paufiné les manoeuvres de spi, de loff et d’empannage, en plus de pratiquer des poursuites offensives contre Clipper, comme s’il s’agissait d’un Match Race, quitte à prendre une seconde place, à l’occasion.  À chaque course Joël et Clément ne pensait que tactiques de match racing, ce qui leur a certainement coûté un certain décalage de position.   

Pour ceux qui ne la savent pas, les J29 sont des bolides de course de la classe supérieure sur nos lacs.  Pas moyen de se familiariser avec eux, sauf  la veille, où les équipes étaient invités à faire une inspection sommaire des voiliers a quai, question de savoir ou étaient les drisses, les winches, les balancine et hâle-bas de tangon, écoute et chariot de grande voile et toutes les patentes particu­lières à cette classe de voilier.  Pas plus. 

Imaginez qu’une horde de six marins, à bord d’une navette, monte à bord d’un voilier et que les six équipiers précédents soient lestés dans la navette, comme des pirates qui se débarasse de l’équipage d’un navire pour en prendre possession, et vous avez le topo bien en main.  Mais, ce n’est pas tout, il y a plus, le nouvel équipage doit faire un tas de véfications : examen des cordage, démêlage, vérification du Spi, re-démêlage,  dépêtrement des drisse et écoutes emmêlées, relâche d’un pataras serré et oublié, hâlage de grande voile lâche du dernier tour sous spi.  Tout  ça en quelques minutes seulement, car c’est un nouveau départ et tant pis pour les ajustement qui n’ont pas été corrigés.  Après la course, transfer à l’autre voilier, et on recommence contre une autre équipe, et, allez ouste! 

La température était douce, mais les vents puissants.    Eh ben, croyez-le ou non, les même ti-gars ont passé à travers la première journée avec mérite, sinon honneur, et sont maintenant en semi-finale. C’est comme les olympiques, pas de médaille encore, mais bien installé dans le peloton de la fin. 

Pourquoi? Bien sûr ils ont trimé dur, mais s’ils ont pu donner tout leur coeur et toute leurs énergie c’est grâce au support de certains membres de leur club, comme Claude Chasle qui est  venu leur serrer la main, dès la première heure, Francine et Guy La Rochelle venu leur adresser un sourire d’encouragement, Carole Boudreault leur dire merde pendant qu’elle supervisait de ses jumelles,  ou Ginette et Rémi pour les féliciter et souper avec eux. 

Le plus dur reste à venir, demain, because les équipes restantes sont plus fortes, mais les ti-gars sont, aussi, plus expérimentés et surtout plus confiants sous la gouverne de Carol, notre tacticien roublard doublé d’un barreur astucieux ainsi que de notre maître-pont Nicolas à l’agilité phénoménale.

 Ensemble, dites MERDE, à vos ti-gars.



Entre temps, si vous êtes libre samedi 
prochain le 30 septembre, votre 
support serait apprécié 
pour le 
Match Racing 
de l'équipe 
de votre club
contre neuf 
autres clubs des 
lacs avoisinants. 
Ça se passe en J29, prêtés par le 
Club de Voile Laurentides et 
ça peut commencer dès 9hrs00 jusqu'à .....



Vous êtes bienvenus à leur club pour la journée et la soirée. Venez par auto ou par bateau. Les courses seront commentées par des experts dans les deux langues. Nous pourrions souper ensemble, ça nous ferait du bien. 

           

ATTENTION!  ATTENTION!  ATTENTION!

Saviez-vous que samedi prochain le 30, cinq de nos fins régatiers 

prendront part à une course sur des J29 

L' invitation est lancée par le Club de Voile des Laurentides?      .......voir détails!

 

           Détails:

Par auto ou par bateau, à la régate de Match Racing en J29 au club de voile des Laurentides.    

     Date:  30 septembre de 9:00 à 23:00       
   10 courses de Match dont une, ou deux, ou trois, aux couleurs de Senneville.     
     Description par hauts-parleurs de la course par des spécialistes de la coupe América.
  • Fiesta sur les terrains.
  • Sandwiches, bière et autres rafraîchissements.
  • Souper au Steak à 15,00$.
  • Navette pour les voiliers ancrés.... Les dinghies, ou Yachts du club, sont bienvenus.

Pour ceux qui ne sont pas familiers aux Match races, voici une adresse pour tout apprendre avant d'y assister...

http://www.liberation.fr/america/tactique/

Pour réservation au souper veuiller vous enregistrer à:

clement.monet@videotron.ca

 

Octobre / October                                    Commentaire et témoignage

Course Boréalis du mercredi le 04 octobre / Joël Hachey     

En cette dernière course du mercredi de la saison 2000.
Le ciel s'est dégagé pour la course un beau couche de soleil amplifi les couleurs des feuilles d'automnes.
Un vent léger mais constant souffle sur les 7 bateaux présent pour ce délice de la nature.
Ont peut voir que la pratique a amélioré les régates car le départ se déroule avec plus de stratégie.
Tout le monde favorise l'amure prioritaire sauf Clipper et Voilà qui croise le trafique.
Voilà et Valhalla se dispute la deuxième position et lors du derniere leg la dispute se transfer 
entre Valhalla et Allure.

Merci a nos officielles Claude Barron et Nicole Hachey pour avoir bravé le froid.

Les gagnants sont:    Clipper, Voilà, Allure, Valhalla, Go For It, Heavy Water et 1er Temps... avant handicaps!

 

Autre commentaire et témoignage

Course Boréalis du mercredi le 04 octobre / Sylvain Fortin 

Bien voyons, la dernière régatta de l'année et notre humble capitaine est absent. Faut bien que quelqu'un prenne la relève, même si ma spécialité n'est pas la poésie et que je n'ai pas la verve aussi facile que notre orateur habituel, je veux bien  me hasarder à faire une petite composition.   

         Quoi dire de neuf, Clipper composé d'une équipe hors paire qui ressort du peloton, Marck Seaman qui travaille seul avec acharnement, Go for it qui est à parfaire sa technique pour l'année prochaine, Voilà qui prend tout ça avec un grain de sel, Allure avec son équipe sérieuse, Heavy Water qui est à ses premières armes tard cette année et 1ier Temps qui traîne toujours de la patte aller voir pourquoi. Tous ces gens ont su profiter de cette occasion de dernière course officielle pour bénéficier d'une sortie. Mon intention n'est pas de commenter la course comme tel ou si peux car vous pouvez aller voir les résultats sur votre site Internet  www.cvsyc.com , par contre  nous  ne pouvons  pas passer sous silence le merveilleux coucher de soleil et la brise qui a su nous bercer tout le long de la course sous un ciel étoilé.  

         Je crois que pour le commentaire de la semaine je vais vous parler de l'ensemble des courses, du plaisir que tous ont eu  tout le long  de la saison. Je commencerais par vous dire, que la course est une occasion d'apprendre en  technique, en  effet elle nous force à bien comprendre comment notre bateau fonctionne et comment le vent agit sur nos voiles. Il est vrai que nous n'avons pas besoin de faire de la course pour avoir du plaisir sur un bateau mais quand vous avez besoin d'un peu plus et que vous désirez suivre un itinéraire pour rejoindre des amis à un endroit bien précis ou tout simplement rattraper un bateau qui vous devance, des fois c'est plaisant de le faire plus efficacement. Au-delà de l'apprentissage des ces techniques il y a le plaisir, le plaisir de naviguer avec des amis, le plaisir de ne pas savoir d'avance qu'elle température qu'il va faire, le plaisir non pas de dire que nous sommes meilleurs que d'autres mais celui d'avoir découvert une nouvelle façon ou d'avoir compris une chose qui fait en sorte d'améliorer notre performance personnelle, le plaisir d'échanger avec des gens comme vous, le plaisir de la voile.  

         La plupart des gens ont des craintes, tous ont une histoire d'horreur de bateau brisé de blessure de non-respect d'autrui mais laissez-moi vous dire que cette année et de même pour l'an passé il n'y a pas eu d'avarie et tous les coureurs  ont adoré cette activité.  A ce moment ci j'aimerais souligner la grande délicatesse qu'ont pu faire preuve les plus aguerris, je ne les nommerais pas de peur  d'en oublier mais je sais très bien qu'ils se reconnaissent. La compréhension et place qu'ils ont laissée afin que tous puissent apprendre en toute sécurité un gros merci.  

         Le plus extraordinaire dans toute cette aventure est le travail que les gens font pour que soit possible cette activité, un Mark Seaman, une Jeannet Seaman, un Claude Barron, une Huguette Leblanc, un Clément Monet et bien d'autres, ils méritent un gros merci de notre part et espérons  qu'ils seront garder l'enthousiasme inculquer depuis deux ans aux membres du club.  

         Un Clément aurait enrobé  ces propos avec des mots qui transpire de passion comme lui seul sait le faire et c'est pour ce que je lui laisse le mot de la fin qu'il sera écrire, nul doute, suite à la course de samedi. C'est une invitation toute spéciale de notre équipe de course afin de souligner l'extraordinaire été que nous avons connu et vous donner une dernière chance de goûter aux plaisirs de la régate. 

Merci tous et à toi Clément pour la grande finale.

Voir les résultats


Septembre / September

Course Boréalis du 27 septembre / Clément Monet

         Cette fois, on ne peut pas blâmer le vent de ne pas être de la partie.  Il y était.  Mais, la chaleur, elle, n’y était sûrement pas.  On pourrait presque excuser les absent de ne pas s’être présentés, vu les conditions de l’après-midi où la météo n’offrait rien de bien excitant, sauf le vent fort par bourrasques. 

        Les irréductibles, eux, y étaient,  et grâce à Claude Barron et à André Guérin, nos officiels, la course à quand même pu avoir lieu.  Grande fébrilité avant le départ pour organiser des équipes, car personne ne désirait vraiment sortir seul. 

         Le départ se fait sans corne, aux drapeaux seulement, ce qui n’est pas des plus facile par grands vents.  Tous décident de partir tribord amure. Personne veut rater le départ et tout le monde est près de la ligne, même que Clipper (John Scholefield et son équipe régulière) part réellement trop vite et doit revenir autour du bateau comité.  Il le fait de lui-même, car les officiels  trop occupés, ne l’ont pas signalé.  Il a semblé, à certains, que deux autres voiliers aient fait la même erreur du côté bouée, mais, que dans le doute, ou sans le savoir, et sans rappel, qu’ils aient opté de continuer. 

        Le parcours est simple, avec une seule bouée réellement au vent, qu’il faut parcourir trois fois.  Dès le début c’est un engagement avec Allure (Huguette LeBlanc, Guy Bourduas, Bernard et Cie) et Valhalla (Mark Seaman et Sylvain Fortin).  Clipper réussit quand même à passer le premier à la bouée au vent suivit de Valhalla et d’Allure.  Valhalla, prenant les lumières alignées d’Anse Vaudreuil pour celles du pont, s’écarte momentanément de sa route et Allure en profite.  En arrière, c’est la lutte entre Placebo, trop voilé, et Voilà (Joël Hachey et Carol Aubut), peu voilé.  Placebo l’emportera à la première bouée.  Quelque peu en arrière, Go For It (Guy et Francine La Rochelle) se mesure avec Impétueux (Derek Sadco, solo, le pauvre).  C’est Go For It qui la passera en premier. 

        Ces positions continueront tout au long des deux autres tours, parfois avec des écarts plus courts.  C’est encore Clipper qui passera le premier à la ligne d’arrivée.  Valhalla, qui a réussi à devancer Allure par un poil, passera en second.  Voilà qui harcèle Placebo depuis deux tours réussira à passer devant par une longueur de bateau.  Go For It, qui a perdu son adversaire au tour précédent, lutte quand même contre la montre et accumule de l’expérience.  WATCHOUT, l’an prochain. 

        C’est par calculs savant des handicap que les positions finales ont été établies et que l’ordre d’arrivée a été un tantinet changé.  Expliquons; Vallhalla passe avant Allure, mais son handicap est établi pour spi aux Boréalis, même s’il ne l’a pas employé cette fois-ci, alors qu’Allure, qui n’a pas fait de course Boréalis à spi, est enregistré comme voile blanche avec un handicap moindre.  Le même calcul  s’applique dans le cas de Placebo et de Voilà.  Celui-ci est enregistré comme voilier avec génois 170o, très pratique par petits vents, alors qu’il n’a pu utiliser que le petit foc ce soir, tandis que Placebo est enregistré pour génois 150o, qu’il a utilisé, donc à handicap moindre. 

        Félicitations, d’abord à l’équipe gagnante de Clipper, et aux autres qui ont bien lutté, ainsi qu’aux officiels qui ont bravé le roulis incessant de la soirée.  Mentionnons, aussi, Derek Sadko, qui a osé participer même s’il était seul, ainsi que le courage des équipages qui ont travaillé très dur, spécialement Tony Petracone et Nicole Hachey qui ont trimé à l’épuisement sur un voilier trop voilé.  Je peux vous l’affirmer, Tony est bien rétabli de son accident, ou du moins l’était. 

        Comme d’habitude, les histoires volaient drues à la capitainerie, lors de la soirée, autour d’une table bien garnie des hamburgers d’Hughette et de bières pas chères.  Fatigués, éreintés, meurtris, mais contents.

 Pour les résutat voyez le site CVSYC ou... 

<http://pages.infinit.net/mseaman/Frostbite.htm>


Ceux qui n'y étaient pas, on vous a bien manqué!

C'est pour vous que j'écris ces lignes

Pour les autres, l'événement restera bien marqué en mémoire.

Résultats de la course Vendée-Globe Deux-Montagnes du 23 septembre / Clément Monet  

10 : 00 heures.  Le ciel est couvert.  La météo annonce 70% de possibilité de pluie (Pour les cultivateurs, c’est 100%).  Le lac est désert, excepté pour deux voiliers qui ne sont probablement pas au courant.  Leur étonnement a du être pas mal grand quand ils ont vu apparaître douze voiliers à la queue leu leu se rendre à la pointe Cadieux.

 10 : 45.  Leur étonnement a du se transformer en émoi lorsque les voiles se sont toutes affalées et que les moteurs ont été relevés, alors que la pluie commençait à tomber.  Pensant sans doute qu’un grain s’approchait, ils se sont sûrement inquiétés.

 10 : 50.  Voilà que les voiles remontent, de peine et de misère, sans l’aide des moteurs.  Les voiliers sont presque tous dans des positions désavantageuses et des tactiques nouvelles sont employées pour remettre le cap au vent.  Les douze voiliers réussissent la manoeuvre à temps pour le signal du départ et s’élancent, en un groupe assez serré,  vers la ligne imaginaire entre notre bouée de course et la cardinale CAD.  La course Vendée-Globe Deux-Montagnes qui durera plus de quatre heures est commencée, alors qu’il pleut maintenant à torrent et que nos spectateurs ont quitté le lac. 

Dès le début, on s’aperçoit de la nette avance de certains voiliers.  L’Amical (Rejean Guevremont et son équipe de pros), prend la tête du côté bâbord du lac.  Taxi (Carol Aubut en solo), du côté tri­bord.  La majorité des voiliers optent pour ce côté.  Valhalla, (Mark Seaman en solo), s’attarde et réussit quand même à monter le spi pour dépasser tous les voiliers et prendre la tête.  Sacri­pant (Claude Auger et son équipe), s’afaire à monter un jenniker, et réussit a dépasser quelques voiliers.

 À part ces super bolides, le reste de la flotte se tient en groupe assez compacte jusqu’à Oka, où le vent plus faible et plus capricieux, rétrécit certains écarts et l’augmente pour les moins expérimen­tés.  Allure (Guy Bourduas en solo), en profite pour passer en bonne position, bien en avant de Sa­cripant.  Piccolo (Claude Chasle et Jacques Dauphin), lutte ferme avec Defiant (Peter McDougal en solo), et Go For It (Guy et Francine La Rochelle),  C’est finalement Defiant qui l’emportera.  Pastèque (Yves Lapointe et son invité), combat fièrement contre Go For It, qui a pris trop d’expé­rien­­ce aux courses du mercredi.  Il l’emportera seulement contre Voilà (Joël Hachey en solo), qui est trop mouillé et trop gelé pour changer son foc pour son super grand genois.   Sur Thalassa (André Pitre et Sylvain Fortin), on ne dépasse pas beaucoup, mais, on est dorloté avec les soeurs Boudreault qui passent le café, les grignotines et les vêtements chauds.  Les chanceux! 

Rendu au phare de CVL, surprise! D’autres voiliers en régate. c’est la course annuelle des Tanzer 26. 

La bouée terminale est en vue , mais pas pour tous, Valhalla, en tête, ne l’a pas vu et continu dangereusement loin, ce qui lui coûtera sa première place.  C'est Taxi qui la passera le premier suivi de Valhalla qui doit la contourner, puis de l’Amical et de Placebo.  Suivront, Sacripant qui a dépassé Allure au spi maintenant, puis les autres à peu près dans l’ordre des arrivées finales. 

Au retour, par vent bâbord, on doit passer dans le parcours des Tanzer 26 et céder à l’occasion pour éviter l’abordage.  Le vent n’a pas tourné à l’est, ce qui aurait été avantageux.  Il est maintenant sud-est, ce qui n’est pas si mal, mais, capricieux, il tourne souvent vers le sud pendant les nombreuses accalmies, ce qui est très décevant pour les moins bons pointeurs qui sont projetés vers la rive ouest (nous tous, sauf Taxi).  Comme d’habitude, il faiblit après l’arrivée du premier, et la pluie cesse. 

Les dépassements au retour sont assez rares, ou du moins peu observés du narrateur qui en a plein son « casse ».  Toutes les arrivées se sont faites en moins de 25 minutes après le gagnant, ce qui est très bien pour une course de quatre heures.  BRAVO!  Ceux qui ne sont pas venu étaient évidemment au sec et moins fatigués, mais certainement pas aussi satisfaits, selon les commentaires entendus au souper d’après course.

 NOTRE LAC EST MAINTENANT BIEN FERMÉ POUR L’HIVER.

Résultats : <http://pages.infinit.net/mseaman/Regatta01.htm>  

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N'oubliez-pas, c'est demain la course Vendée-Globe Deux-Montagnes le 23 septembre

Don't forget,tomorrow,the Vendée-Globe Deux-Montagnes regatta, September 23thd

 10:00 réunion des barreurs
à 10hrs30 Départ spécial
a 17hrs00 Hamburger et bière

Départ spécial: Ligne entre bouée de course Senneville "C" et bouée CAD.
À la Pointe Cadieux.
Signal 10 MIN: Toutes voiles descendues, Moteur éteint
Signal 5 MIN: Hissage des voiles
Signal 0 MIN: Départ

But: La bouée PLA à Saint Placide (de l'autre coté du phare CVL)

NOTA: Les voiliers à gréement cotre, sont autorisés à garder la trinquette
en tout temps avant le départ

C'est votre dernière opportunité de voir votre beau lac dans toute sa splendeur!  C'est une longue promenade à l'autre bout du monde. Il y aura du vent, c'est déjà commandé. 
OFFICIAL CLOSING OF THE LAKE 

10 A.M Skippers meeting
10.30 A.M. Special start (long line)

5.00 P.M. Hamburgers and beer

SPECIAL START: 10 MIN SIGNAL All sail down, motor off
5 MIN SIGNAL Set up sails
0 MIN SIGNAL Start
GOAL: PLA mark at St-Placide (beyond CVL lighthouse)

NOTA:  It's your last chance to see our beautifull lake before the end of the
season.

It's a long cruise to the other end of the world. Lots of wind have been ordered.

Course Borealis du mercredi 20 septembre 2000 / Clément Monet

Une très belle journée sans nuage, une chaleur d’été, tout pour citadin en vacance, quoi!  Toutefois ce  n’est pas l’idéal pour une régate. Les équipes commence à arriver vers les 18 hrs, la mine déconfite.  Pas une  ride sur le lac.  Tout le monde se demande s’il y aura une course possible à voile sans vent et peste devant le mauvais sort, tout en préparant quand-même leur bateau, vu que les organisateurs, Claude Barron et Janet Seaman, ont l’air si confiants.

 À 19 hrs, Éole, un peu gêné devant tant de mécontentement, se réveille et envoi un frisson de brise faire remuer les feuilles et miroiter la surface du lac.  Juste assez pour faire démarrer la flotte vers une tentative de départ vers le centre du lac. 

 La brise s’établit un peu et le départ est donné.  Pour une fois, c’est « Premier Temps » qui passe le premier, mais un peu trop tôt, et il doit recommencé.  Pas facile dans le peu de vent du début! 

Allure prend le vrai départ en premier suivi de Valhalla et de Placebo.  Go For It, réussit un départ plus qu’honnête, suivi de Impétueux et enfin de Premier Temps qui à contourné le bateau comité. 

La brise forcit légèrement et Allure prend une avance marquée qui justifie le nom du voilier.  Valhalla manque de vent et nuit à Placebo qui doit le doubler sous le vent et prendre une direction peu avantageuse dans son sillon puis dans le sillon d’Allure.  Go For It, tient bien sa place et pointe vers la bouée au vent en compétition directe avec Impétueux  Premier Temps, déterminé reprends son offensive et essaie de ratrapper les voiliers qui précèdent.   

C’est à petite vitesse que recommence le deuxième tour de la bouée au vent et l’écart entre les trois premiers et les autres devient plus importante ainsi que la distance entre les autres et Placebo se rétrécit.  Puis, une fois Clipper passé, c’est à pas de tortue, puis d’escargot, que tous tentent de parvenir à la ligne de la fin.  Allure tire admirablement bien son épingle du jeu et réussit à passer malgré le paravent du spi de Valhalla

 Dans le noir, en attendant une bouffée d’air, ce sont les voiliers de l’arrière qui en profitent les premiers.  Impétueux réussit une bonne course mais son handicap le trahira, à l’avantage de Go For It, qui réussira sa meilleure performance de la saison.  Bravo! 

Au retour pour la foire au Hamburger, malheur!!  Plus de gaz pour les réchaud.  Heureusement Doug Ball, skipper de Clipper, nous invite au chalet de sa demeure voisine pour la boustifaille et les histoires de courses.  Un soirée mémorable.


Course Borealis du mercredi 13 septembre 2000 / Clément Monet  

Du jamais vu, une régate d’été au mois de septembre.  Soleil sans nuage, vent doux et régulier, des équipages en manche de chemise.  De quoi faire rêver les équipiers des six voiliers présents.  Merci à Claude Barron et à Janet Seaman, nos organisateurs.

 Le départ, assez mou, se prend toutefois assez rapidement par Clipper et Valhalla par babord amure du coté de la bouée, qui est le bord le plus avantageux vers la bouée au vent.  Impétueux et Go For It, plus traditionalistes, préfèrent le tribord amure, plus sécuritaire et partent du coté bateau-comité.  Placebo et allure retardent leur départ par manque d’attention ou de timing.

 Le parcours est court et la course intéressante car tous les voiliers sont assez groupés pour voir les manoeuvres des autres.  Clipper, John Scholefield et son équipe régulière, distrait, s’apprête à contourner la bouée au vent dans la mauvaise rotation, imité par Placebo tout aussi distrait, ce qui place Valhalla, Mark Seaman et Sylvain Fortin, très éveillé, à le ratrapper, ou presque.  Il le suivra de près tout au long de la course pour finir très près et remporter la victoire par calcul d’handicap.

 Pendant ce temps Placebo, Clément Monet, André Guérin et Nicole Hachey, en quatrième position ratrappe et dépasse Impétueux, Derek Sadko, qui a eu un meilleur départ, mais qui course seul.  Go For It, Guy et Francine Larochelle, fait bonne figure un peu à l’arrière, alors que Allure, Hughette LeBlanc et Bernard, ont encore de la difficulté à prendre le départ.

 Les positions prises après la première bouée demeurent sensiblement les même tout au long des deux tours du circuit.

 Ces péripéties, quoique très excitantes, ne sont rien quant à la suite des évênement.  Le clou de la soirée fut, sans contredit et décrié par tous, sauf par l’équipage d’Allure qui avait ses raisons, le magnifique spectacle du lever de la lune par ce soir sans nuage.  Une lune immense et rouge, comme il s’en produit parfois au mois d’août.  Encore une fois, du jamais vu en septembre. 

 De plus, au retour, de nombreux admirateurs de Floride ont fêté le réveillon aux hamburgers et gateau d’épice avec l’ambiance de musiciens commandés par Pierre et Lise Berti.  Peut-on y voir une nouvelle tendance?

 Il ne reste que trois courses et la saison sera terminée.  Empêchez le mildiou d’endommager vos voiles, venez aux prochaine Boréalis,  C’est à 18 h 30, mais, on ne garantit pas toujours pareil spectacle et pareille réception.

 N’oubliez pas la course longue distance Vendée Globe Deux-Montagnes.  Samedi, le 23 septembre.  C’est la promenade de l’année.  Le calendrier indique le 30, mais la date a été devancée car le vent c’est le 23 qu’il sera là.  À vous d’y être!

Pour connaître les résultats de cette deuxième Boréalis et voir de magnifiques photos, CLIQUEZ SUR LA PAGE WEB DE MARK:

 http://pages.infinit.net/mseaman/Regatta01.htm


 Course Boréale, mercredi 06 septembre 2000 / Clément Monet

IMAGINEZ.... Il n’y avait pas de course cédulée pour le 6 septembre et nous  avons eu neuf voiliers participants quand-même et ils ont tous fini la course malgré le peu de vent.  Rare sont les clubs qui ont autant d’amateurs de régate.  Félicitation à tous et surtout à Claude Barron qui a coupé court à son souper pour accourir nous préparer une course.  Merci à Janet qui savait qu’il n’y avait pas de course et qui est venue quand même, dans l’espoir...

 Le départ nécessairement retardé a eu lieu lorsque le vent se déplaçait du nord-ouest vers le sud-ouest tout en faiblissant.  Pas facile pour les concurrents qui n’arrivent pas à se placer convenablement pour le coup de corne.

 Clipper (Kirby 25) le réussit, toutefois, et est le premier à prendre le départ babord amure qui est devenu le seul côté possible.  Placebo (Tanzer 7,5) qui veut impressionner son équipière, le suit de près de la même amure.  Les autres voiliers se coupent le vent et sont lents à réagir.  Taxi (J24) réussit à se départir, à cause de sa grande manoeuvrabilité, de l’amas de voilier qui lui barre le chemin et prend une dangereuse tangente par tribord amure vers le pont et le courant.  Mais la décision est bonne, car c’est de là que vient le vent.  Il ne réussit pas à doubler la bouée au vent avant Clipper, mais il le rejoint de près et le talonne jusqu’à la bouée d’empannage.

 Allure (Pearson 26) rejoint presque Placebo à la bouée au vent, mais ne peut la doubler, étant trop bas.  Il doit loffer sur amure défavorable par petit vent et les autre voilier prioritaires qui arrivent le retarde énormément.  Impétueux (Tanzer 26) le dépasse et poursuit placebo, mais de loin.  C’est ici que le narrateur commence à ne plus voir derrière à cause de la noirceur qui s’installe et, aussi, de la meute qui se rapproche et qui le force à se concentrer encore plus vers l’avant. 

Taxi, au spi, rejoint Clipper, également au spi et le talonne de près.  Il décide de le doubler en haut du vent et Clipper ne réagit pas comme il le devrait, en montant pour conserver son vent.  Ça lui vaut que Taxi passe devant et franchit la ligne d’arrivée en premier.  Seuls les calculs de handicap pourront maintenant définir le gagnant qui pourrait fortement être Taxi.  C’est de valeur pour Placebo qui aurait bien aimer un match à finir avec les deux adversaires devant lui pendant qu’il avançait péniblement à voile blanche.

 Félicitations à tous les courseurs persévérants.

N.B.  Les prochains départs du mercredi seront à 18:30 à moins d'avis contraire!


AOÛT / AUGUST    

Course au crépuscule du mercredi 30 août 2000

5 ième course au crépuscule / Clément Monet

Une course de voilier sans vent peut sembler une impossibilité.  C’est pourtant ce qui s’est passé, hier soir, pour les onze voiliers présents à la dernière régate de la série au crépuscule.  Avant la course, il existait bien un léger vent du sud-ouest, mais, il faiblissait à mesure qu’approchait l’heure du départ et c’est dans le dernier souffle d’Éole que la course débute.

Très peu de voiliers ont pu prendre le départ au son de la corne, sauf Clipper et Taxi et c’est à pas de tortue que s’effectue le trajet à la première bouée.  Plusieurs ont appris que de fausses manoeuvres par très petite brise peuvent être très coûteuses en temps pour ceux qui les font.  Taxi qui s’entraîne pour un « Match Race » à venir, couvre Clipper et oublie la course ordinaire dont il fait partie donnant l’opportunité à d’autres voiliers de se classer.

Au premier retour à la bouée de départ, les bateaux s’entassent dans un trou de vent où ne persiste que la fraîcheur de la terre.  C’est Allure qui profite le plus des petites respirations de la terre, suivit d’assez près de Voilà.

Suivent Placebo et le Bourlingueur qui en est à sa seconde course.  Viennent ensuite Impétueux, Go For It et Toutprest.  Une fois les handicaps appliqués au temps de participation, le résultat est assez surprenant.  C’est évident que le Kirby et le J24 ont passé la ligne d’arrivée en premier, mais Allure devient premier suivi de Voilà tandis que Clipper et Taxi sont loin derrière en temps calculé.

 Pour tous les participants, ce fut, sans doute, la soirée la plus chaude de la saison et surtout la plus étrange promenade sans vent.  

 


 Course au crépuscule du mercredi 23 août 2000

Wow.....!  du courage il en fallait ce soir là aussi, toute la journée est en pluie, en bruine et tout le tra la la.   À l'heure  du souper une accalmie, Janet , Mark et Claude sont prêts pour cette quatrième régate du mois d'août. Vers les 6:00, hasard ou pas les bateaux partent du Club en file indienne, en tête Rose de Borée ouvre la marche et part en flèche installer les trois bouées formant le triangle d'or à contourner pour cette course au crépuscule.  C'est gris, très gris et rien dans le temps laisse croire qu'il y aura une vraie compétition sauf quand on regarde le ciel on est sûr que c'est là que tout se passera.  Tout est prêt pour le départ vers les 7:00, comme prévu, entre temps les 5 skippers présents promènent leur monture au loin, très loin du point de départ, parce qu'il faut le dire,  le vent est de la partie et comme des enfants ceux-ci prennent le large.

Depuis un gros cinq minutes avant le premier son annonçant le début de la course, les voiliers tournent pleine voile autour du bateau comité et se croisent, histoire de connaître le parcours à réaliser et d'observer ou imaginer quelle sera la tactique qu'utilisera tous et chacun au départ.  Un sixième voilier prendra le départ aussi.  La soirée s'annonce bien...    Il se tient un peu à l'écart, mais il semble tout fin près.   Dos au pont de l'Ile-aux-Tourtes, bordées à bloc, la course commence avec force et un goût du défi.  Cinq des six voiliers partent tribord amure pour rejoindre la bouée vis-à-vis la Pointe-Cadieux.  Cette manoeuvre leur donne un avantage qu'ils conserveront jusqu'à la fin de la régate.  Une fois le virage bien exécuté, les voiles croisées amènent les skippers à la deuxième bouée droit devant, par contre  le virage se prend par vent de travers, tribord amure et ils complètent le premier tour au près serré.  La pluie fine et les averses sont du voyage!   -:)

C'est au sec que nos premiers terminent la course très près l'un de l'autre, les suivants passent le fil d'arrivée relativement groupés, un derrière l'autre et votre humble serviteur termine le parcours en 1:03 avant handicap ......... mais, mais le ciel,  avez-vous vu ce ciel, quelle beauté, plafond très bas, des nuages gris et bleu gris sur fond noir.   Plus loin, au fond sur l'horizon côté sud, à l'ouest et vers le nord des traces d'orage, mais, le mélange des blues et des gris jusqu'au noir nous plonge dans un décor plus qu'exceptionnel... imaginez, en plus d'évoluer parmi nos régatiers, à chacune de nos courses depuis ce printemps la nature nous réserve un spectacle qui n'a pas son pareil.

Qui sont ses valeureux de cette édition?  Qui est le premier?  Qui prépare les meilleures hamburgers?  Qui a la meilleure stratégie?  Dans les habitués de la régate, qui n'était pas là? 

Les premières réponses se trouvent sur la page, Résultats des régates de Mark:    http://pages.infinit.net/mseaman/Regatta01.htm

Pour les autres réponses, je vous suggère de participer soit à la course avec votre bateau ou pour une bonne prise de vue, tout simplement prendre votre voilier, former un grand cercle autour du triangle où s'exécutent vos régatiers, les encourager et venir les rencontrer après la course.  Wow!   quelle serait la surprise pour vous et pour nous.  En attendant, amusez-vous bien!

Merci à Janet, Claude et Mark au bateau comité.  Bravos à nos coureurs.  Anciens et nouveaux régatiers, on ne lâche pas!

À mercredi prochain!          Guy       


Course au crépuscule du mercredi 16 août 2000 / Clément Monet

         Il en a fallu du courage pour se rendre à la régate ce jour-là.  De forts vents de 30 noeuds pendant la journée, des ondées catastrophiques et pas plus chaud qu’il fallait à part de ça.  Heureusement, le vent est tombé vers les 20 noeuds et la pluie a cessé, sauf une petite ondée agaçante au départ.

         La ligne de départ était située quelque peu au nord des bouées du pont et la bouée du large près de la pointe  immobilisé Cavagnal avec une bouée d’empannage dans la grande largeur pour former un grand triangle à parcourir deux fois.  Le départ fut assez facile à cause de la vitesse et il fut bien pris par la majorité.  Il faut noter qu’Allure a fait irruption au bateau comité et changé « d'allure » avant la ligne de départ dans un geste illégal qu’il a promis de ne plus répéter et que Toutprest et Heavy Water se sont immobilisé juste avant la ligne, mais, que l’erreur a été vite compensée par une reprise de vitesse instantanée.  L’ordre de départ fut de Clipper, Allure, Placebo, Go For It. Toutprest et Heavy Water et cet ordre fut maintenu tout au long du parcours.  Go For It et Toutprest on lutter parfois à quelques longueurs de bateau pour finalement donner avantage à Go for It par une grande marge.  Voyez les résultats sur le site.

         La course n’a pas été longue malgré la grande distance du parcours et c’est par clarté que sont rentrés les trois premiers et par noirceur les trois derniers.  Félicitations aux gagnants et aux participants et félicitations toutes particulières à John Driesen pour sa deuxième vraie course et à Peter Jones pour sa toute première.  Ils se sont tous battu au meilleur de leurs connaissances.  Bravo!

         Tout marin possède un sac où il insère des expériences qui en font un meilleur marin.  Cette régate a fourni une certaine dose d’expérience à plusieurs et les vents forts à venir seront pour eux une bagatelle, par course ou en promenade.

 À la prochaine régate, mercredi prochain, apportez votre sac.  


Course de nuit du vendredi 4 août 2000 par Clément Monet

Temps idéal de voile de nuit, le vent est constant et ne dépasse pas dix noeuds tandis que le ciel est complètement dégagé.  Malgré un envoi massif de courriels et d’un suivi téléphonique seulement 5 braves se présentent pour cette première course de nuit de l’histoire du CVSYC.

La réunion des barreurs se tient à 20:00 pour expliquer le parcours et donner le temps de départ de chacun. 

Dans ces courses de poursuite de nuit, chacun part en fonction de la vitesse reconnue de son voilier et le départ est loin d’être risqué.

Normalement, chaque voilier connaît ses adversaires, celui qui part avant lui et celui qui part après lui.  Il se doit d’essayer de dépasser celui qui part avant lui et de ne pas se laisser rejoindre par celui qui part après lui. 

Assez difficile, la tâche de narrer une course qui se fait à la noirceur.  La seule chose de visible, parfois, sont les feux d’identification, mais, à qui sont-ils?   

Tout ce qui est possible de dire sur la course, elle-même, est que Placebo, Voilà et Allure gardent leurs positions à la bouée de pointe Cavagnal, la bouée CAD, de l’île Cadieux et à la bouée « E », déposée loin devant la baie Fromage.  On apprend à la radio que Toutprest subit une avarie de genois et doit abandonner la course à la deuxième bouée avec les honneurs d’avoir essayé. 

Après la troisième bouée, c’est le retour vers la marque de départ qui reste introuvable dans le tas de lumières de la rive.  C’est l’égarement total chez la plupart; Placebo monte trop au nord prenant la verte H33 pour la ligne de fin et passe près de la barque, dont le feu est éteint, pour ne s’en apercevoir que lorsqu’il touche le fond, heureusement sans s’échouer.  Dépité de cet écart et sûr d’être dépassé par les autres, Placebo vire vers le sud. la vague à l’âme, à la recherche de la ligne d’arrivée.  Cependant,  Allure descend trop au sud et cherche le bateau du comité par faisceau lumineux.  Pensant recevoir un signal de réponse, il se dirige vers un yacht perdu qui lui aussi recherche sa route, ce qui le conduit vers le chenal du pont où, déboussolé,  il annonce son abandon par radio.  Voilà et Go For It se retrouvent et se suivent dans un duel vers la ligne d’arrivée qu’ils n’ont pas encore localisée et c’est finalement Voila qui l’emporte. 

Ce n’est qu’au retour à la capitainerie que tout ce mystère a été dévoilé, bribe par bribe, en mangeant des pizza arrosées de bières. 

L’an prochain, ne manquez pas cet excitant moment et réservez votre vendredi d’avance!  


Première régate au crépuscule du mercredi par Clément Monet

        Le mercredi 2 août 2000, la température ne paie pas de mine pour la course du soir.  Le vent est fort, le temps est chargé et les nuages menaçants.  Vers l’heure du souper, toutefois, les nuages d’orage disparaissent, mais le temps est lourd, humide et toujours menaçant quoique le vent soit à la baisse. 

        À l’heure du départ, le vent fait maintenant défaut et seule une faible brise réussit à déplacer les sept voiliers aux environs de la ligne de départ.  Comble de malheur, une forte ondée tombe sur les coureurs en préparation de départ.  La corne sonne à l’heure convenue, alors que cesse quelque peu la pluie et c’est par calme plat que se fait le départ. 

        Clipper et son équipe prennent le départ au signal, suivi de peu d’Allure, de Placebo et de Toutprest avec des équipages réduits qui partent quasi nez à nez.  Go For It et Impétueux, loin de la ligne éprouvent un retard à la franchir et retiennent que par petit vent il est mieux de se tenir sur la ligne ou, du moins, très près d’elle.  Voila, ambitieux, se dépêche de changer son foc de grand vent pour son inséparable ÉNORME génois de 170%. 

        Après la pluie, ce n’est que par petite risées, d’ici et de là, que la flotte avance.  Placebo coincé entre Toutprest et Allure n’a pas d’autre choix que de virer de bord et prendre un cap qui semble l’éloigner de la bouée au vent.  Le vent faible et capricieux semble donner raison à ce dernier, ce que réalise promptement Voila qui le suit et le rejoint.  Les autres qui ont continué vers la bouée sont maintenant déviés par le courant qui coule vers le pont alors que Voila et Placebo progressent lentement vers la hauteur de la bouée, mais en s’en éloignant par rapport aux autres. 

        À la bouée, Clipper passe longtemps avant les autres.  Placebo arrive en deuxième, suivi de près par Allure puis encore de très près par Voila.  Impétueux, Toutprest et Go For It luttent ferme pour se rendre à la bouée sans réaliser leur déportement vers le pont, ce qui les retardera inexorablement.

         Vers la bouée d’empannage, c’est la lutte ferme entre Placebo, Allure et Voila qui se disputent pied par pied jusqu’à la deuxième bouée.  Les virages se font tous les trois presque en même temps et c’est encore le nez -à-nez jusqu’à la bouée de départ.  Allure décide de reprendre le même cap vers la bouée de la fin tandis que Placebo et Voila, plus lents, optent aussi pour leur premier parcours.  Ils se battent tous le deux lorsque Voila décide de bifurquer vers la bouée, un peu trop tôt.  Placebo, sur les conseils de Carol Aubut, continue à monter pour être sûr d’arriver droit sur la bouée.

        L’arrivée pour ces trois voiliers, qui se disputent la deuxième position après Clipper, est presque simultanée.  Le premier arrivé est Allure, suivi de quelques secondes par Placebo, puis par Voila.  Du chronométrage pas facile pour Mark Seaman, Claude Barron et Janet Seaman.  Toutprest suit quelque temps plus tard suivi de Go For It, ce qui donne bon espoir à John Dresden pour les autres régates.  

* * * * *

Pour les amateurs et les amoureux de la nature, que dire du quartier de lune ce soir là qui s'est coucher lentement dans l'eau...! C'était fumant!   C'est aussi à ce demandé pourquoi les voiliers se dépêchaient tant d'entrée au bercail?  Pour voir ça il faut faire la course... venez en grand nombre.

Go for it


JUIN / JUNE

RÉSUME DE LA COURSE DU RHUM SAMEDI LE 17 JUIN 2000  

PAR CLÉMENT MONET        

La course du rhum

 La course du rhum qui devait avoir lieu dimanche le 11 juin a été remise au samedi suivant à cause du froid, de la pluie
 et du manque de participants.  Alors, là, c’était plus chaud, c’était ensoleillé, mais, le vent soufflait à 20 noeuds avec rafales à 30 noeuds. 

Pas question de remettre encore à plus tard.  Les braves qui s’étaient présentés, voulant sauver leur honneur et leur bravoure, décidèrent, un peu à contrecoeur, de suivre le plan, assez simple, de notre contre-commodore, Marl Seaman. 

Départ à 12 :00, après deux coups de corne aux 10, 5 et 0 secondes à la ligne entre la bouée de course « C » et la bouée « CAD », destination la bouée « PLA » à Saint Placide.  Au départ, bien protégé par la point Cadieux, le vent ne semble pas si important et la vague est plutôt endurable, mais, une fois la course engagée ce n’est plus la même chose de l’autre côté de la pointe.  La vague est énorme et écumeuse, le vent est erratique et les bourasques déroutantes.   

Vallhalla ne peut prendre le départ à cause d’un étai qui s’est détaché.  Une chance que c’était dans la partie à l’abri du vent.  Au large l’incident aurait pu être plus grave.  De peine et de misère les cinq autres voiliers montent le vent qui vient directement de la passe d’Oka.  Rendu à la pointe Parson, le vent semble vouloir se stabiliser à 20 noeuds, mais, déjà, à Hudson, il reprend de plus belle et c’est dans le rugissant et le hurlant que la bouée « PLA » est dépassée. 

Le retour, plus facile, se fait à une vitesse frisant celle maximale de coque.  Le temps total de la course fut comme suit :
  

Placebo     4 heures et 08 minutes
Go for It     4 heures et 17 minute                              
Voila     4 heurs et 28 minutes
Pasteque     4 heures et 35 minutes   
Piccolo     Abandon
Valhalla      ???

Les prix furent immédiatement distribués après la course et consistait en une énorme bouteille de rhum de la Jamaïque, une grosse bouteille de la même marque et d’une petite bouteille, toujours de la même marque, et d’un petit « shouter » de Bacardi.

Plusieurs des prix ont été entamés sur les lieux.          

Vendredi le 2 juin    ****    Friday June the second
AU / AT CLUB DE VOILE SENNEVILLE YACHT CULB

À / TO 18:30


Initiation pour tous 

Préparations à la course:  

  • Savoir installer les bouées, l'ancrage   EX. (3) pour un parcours.

  • Comment démarrer, naviguer et se positionner avec le bateau du comité des courses.

  • Les départs, les fanions et leurs significations.

  • Le tableau indicateur vs le déroulement de la course... et bien d'autres!

Clément <Placebo> et  Mark <Valhalla>

Le comité des régates.  / The Racing Committee

 

http://www.chs-shc.dfo-mpo.gc.ca/

MAI  

Mercredi le 17 mai à 19:00  Première édition  CVSYCCLUB DE VOILE SENNEVILLE 

Séminaire:  Lecture de cartes et initiation à la course au CVSYC

Près de vingt membres et coéquipiers ont eu le plaisir d'entendre notre ami Clément Monet, Commodore honoraire, nous initier à la lecture de la carte no 1510 couvrant un des plus beaux plans d'eau douce du Québec pour la voile, Le Lac des Deux-Montagnes et ce, à partir de l' écluse de Sainte-Anne-de-Bellevue en passant par notre Club de voile  jusqu'à l'écluse de Carillon...

Mark Seaman, Vice-Commodore, organisateur et responsable des courses, nous explique étape par étape ce qu'un régatier et son équipe doivent maîtriser avant et pendant la course sans oublier la stratégie à appliquer pour le départ  et celle à adopter tout au long de la course jusqu'à l'arrivée. voir techniques de voile et règlements des courses

Un grand merci à Clément et à Mark pour leur dévouement... Ah! j'oubliais!  Un merci spécial à notre animatrice Huguette Le Blanc, ex-Commodore.  Excellente rencontre!

Mais n'oubliez pas, ce qui fait le succès des courses est la participation.  Que vous ayez de l'expérience ou pas,  nous avons besoin de vous...!   Prenez part aux diverses courses, votre bateau a des secrets à vous dévoiler!  Venez, le mercredi et/ou le samedi..., accompagner un de nos coureurs.  Joignez vous aux bateaux de départ, chronométrez c'est déjà un pied dans la course.  

La rencontre avant la course vous donnera un aperçu du déroulement du trajet et qui fait quoi...  nous vous attendons!  Vous aurez des heures de plaisirs et de souvenirs.  Voilà aussi une belle façon de connaître rapidement les autres membres.

Donnez votre nom à Clément <Placebo> ou Mark <Valhalla> ou simplement rendez-vous au pavillon les journées des courses, (voir calendrier des courses)

J'oubliais, pour un prix modique, il sera possible de "Luncher" immédiatement après la course.  Parlez-en à Huguette <Allure> Tél. 514 697-4121

Le comité des régates.

MAY

Wednesday May 17 à 19:00  First Session   CVSYC  In the Clubhouse


Seminar:  Reading Charts and introduction to racing at CVSYC
Translation by Rick Monaghan



Nearly twenty members and crewmembers had the pleasure of hearing our good friend and Honourary Commodore, Clement Monet, lead us through chart 1510, covering one of the most pleasant softwater sailing venus in Quebec, our lovely Lake of Two Mountains, from the lock at Ste-Anne-de-Bellevue, past
our club, and on to the impressive lock at Carrillon.

Mark Seaman, Vice-Commodore, in charge of racing, explained step-by-step what a crew had to know before and during a race, including starting line strategies. (See Racing and Rules)

Many thanks to Clement and Mark, and a special thank you to Huguette Le Blanc, ex-Commodore, for animating the session. It was a good meeting.

Don't forget that a good racing season requires your participation. Whether you are experienced or not, a seasoned tar or a tyro, we need you. Learn the secrets of your boat by joining the fleet in our friendly races on Wednesdays and/or Saturdays. Just being there is a start.

The captains' meeting before the race will tell you what you need to know to compete. You'll have a good time, learn more about your boat, and share the company of a fine group of people.

Sign up with either Clement (Placebo) or Mark (Valhalla), or just show up at the Clubhouse on race days. Check the calendar for dates.

And for a modest fee, you can have a bite to eat and something to sup after the race. Speak to Huguette (Allure).  Tél. 514 697-4121

The Racing Committee

Club de Voile Senneville Yacht Club © 1999/2001